C’est quoi ton métier ?

Shiva Natarâdja, Seigneur de la Danse (musée G...

Image by dalbera via Flickr

Après une vague de papiers sur encore et toujours le même site, peut-être que certains d’entre vous sont curieux : que fais-je le reste du temps ? Je prépare une thèse, je donne un cours et je suis consultant indépendant.

Vous trouverez plus de chose sur mes recherches sur mon blog en anglais, mais en un mot, j’essaye de comprendre si Facebook est un monopole : sur quel marché, par quel mécanisme, s’il est contestable ou essentiel et comment le réguler le cas échéant. Ça mélange de l’épidémiologie, de la magnétique théorique, de la sociologie, du droit et de l’informatique et ça me plaît beaucoup.

Je suis en train d’enregistrer une version vidéo de mes cours, donc vous pourrez voir ce que ça donne d’ici quelques jours. C’est une introduction à l’économie qui présente les mécanismes qu’on observe en ligne : réputation, enfermement technologique, commoditisation des compléments, effet de réseau, etc. Quand ils seront disponibles, si vous souhaitez réutiliser les supports, faites ; de même, si vous aimeriez que je l’adapte pour une formation continue spécifique, mon ancienne école a une structure qui le permet.

J’aime aussi des sociétés à comprendre leur activité en ligne au travers des données que leur site peut collecter. C’est un travail de statisticien, mais pas une religion des chiffres, comme l’expliquent par exemple Jonathan Morgan, sur le blog de Xianghang Zhang (en anglais) :

Il y a une tendance chez les concepteurs de plates-formes de médias sociaux à croire qu’ils peuvent apprendre tout ce qu’ils auraient toujours voulu savoir au sujet de leurs utilisateurs en regardant des choses facilement quantifiables. Vous voulez savoir si votre nouvelle fonctionnalité est populaire ? Analysez les traces pour voir combien de personnes l’utilisent. Vous voulez savoir si votre site est addictif ? Voyez combien de temps les nouveaux utilisateurs restent depuis leur arrivée sur la première page pour la première fois.

Ces questions mènent à des réponses faciles au travers de mesures agrégées de comportement comme le taux de frappe, des clics, des liens entrants et par l’intermédiaire des données démographiques recueillies, obtenues via des adresses IP, WebForms et sur des enquêtes sur le site. Toutefois, en se fondant uniquement sur de telles approches de « données d’ensemble » pour l’analyse des utilisateurs glissent au dessus d’une foule de renseignements importants sur la façon dont les gens utilisent réellement votre site. […]

ou Adam Mosseri, chef de projet au sein de Facebook (en anglais) :

Publicités

A propos Bertil

I'm a PhD student in Digital Economics, and I love viennoiserie. Je suis un doctorant en économie (numérique) et j'aime la viennoiserie.
Cet article, publié dans Consultant, Enseignement, Personnel, est tagué . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s