Les plus belles questions et réponses de Quora

Je dois vous avouer : j’en ai un peu marre de parler encore et toujours du même site. L’apologie est un sport fatigant. Je suis surtout un peu sceptique devant mes statistiques de fréquentation. Comment est-ce que je peux avoir autant de monde, et si peu de commentaires ?

Pour me soulager à deux titre, je vous propose d’inverser la donne : à votre tour de dire ce que vous avez trouvé de bien sur ce site : question importante mais négligée, réponse drôle et instructive, ou lapidaire, participant exceptionnellement dévoué, commentaire cinglant ou collection hétéroclite rassemblée sous un même Tag, ou même une réponse dont vous êtes fier — dites-moi ce qui vous a plus en découvrant le site.

Sinon, je vais croire que j’ai fait tout ça pour rien.

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A propos Bertil

I'm a PhD student in Digital Economics, and I love viennoiserie. Je suis un doctorant en économie (numérique) et j'aime la viennoiserie.
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9 commentaires pour Les plus belles questions et réponses de Quora

    • Enro dit :

      Merci Bertil de citer mon tweet. Je profite de ton invitation pour partager mon expérience toute fraîche de Quora (je me suis inscrit il y a moins d’une semaine, après avoir souvent reluqué ton compte, et avoir fait le tour du propriétaire comme tu le suggérais).

      1. Les questions
      Si comme moi vous avez été fascinés par « The Social Network », alors Quora est une mine d’or — et je m’en suis vite rendu compte. En raison de l’histoire particulière du site (créé par des anciens de Facebook et très utilisé dans la Silicon Valley), on y croise de très nombreux early adopters ou contributeurs de Facebook. D’où des questions-réponses fascinantes sur Facebook, son succès, sa compétition etc. (« Are the Winklevosses decent people?« , « How did Mark Zuckerberg retain 26% of equity after so many rounds of financing?« …).

      2. Les utilisateurs
      J’ai été ravi, en m’inscrivant sur le site, de retrouver une « vieille connaissance » : Seb Paquet, l’homme qui a devancé la vague des blogs de science et de la science 2.0 avec son « personal knowledge publishing » en 2002 . Car si son compte Twitter est difficile à suivre selon moi, son activité sur Quora, à la fois volumineuse et limpide, prouve par l’exemple la qualité et l’intérêt de l’outil.

      3. Les catégories (topics)
      Il n’y a pas d’index des catégories dans Quora et cela rebute beaucoup de monde. Pour ma part, je ne suis pas sûr qu’une liste de catégories à la dmoz me donnerait particulièrement envie d’entrer dans le site. Par contre, l’idée qu’il faut plonger dans le bain, découvrir des sujets qui nous intéressent de fil en aiguille, et ne pas se faire une liste exhaustive de topics à suivre dès le premier jour me plaît beaucoup. C’est ainsi que j’ai commencé avec des sujets geeks et techniques (WordPress, web sémantique, Drupal, blogging) avant d’aller vers des sujets plus culturels (science writing, Terry Pratchett, agriculture, Bruno Latour, patents) et enfin des sujets de tous les jours (parenting, Scotland). Le fil parenting, notamment, est une découverte incroyable pour moi qui m’apprête à être papa : il faut y faire un tour pour se rendre compte de la qualité des échanges, et vu que je ne cherche pas à absolument tout savoir, l’activité moins fréquente que sur un forum spécialisé ainsi que le profil justement « non spécialisé » des contributeurs me conviennent bien.

      Il y a aussi le cas de la catégorie « Questions that contain assumptions » que Bertil cite ci-dessus, qui me fait dire que les fondateurs et primo-utilisateurs du site ont réfléchi à ce que « poser une question » veut dire.

      4. En bref
      Je ressens face à Quora la même exaltation que lors de la découverte de Wikipédia, quand je me trouvais face à un océan de connaissance. Et ici, ce sentiment est rehaussé par le fait que les personnes ont autant voire plus d’importance que les connaissances qu’ils partagent : Quora promet autant de la conversation et de la rencontre que de la collaboration, quand Wikipédia favorise nettement la seconde à mon avis. Il manque encore beaucoup de sujets, mais ça viendra — et je ne suis pas pressé (de la même façon que je ne l’étais pas quand j’ai découvert Wikipédia vers 2003-2004).

      5. À vous ?
      Mon itinéraire personnel dans Quora est passé par les étapes suivantes : questions-réponses qui vous sont utiles, utilisateur clé qui vous donne envie de vous inscrire, fonctionnement du site (ou un point particulier de ce fonctionnement) qui impressionne, catégorie qui vous surprend. Saurez-vous les reproduire ?

  1. Bertil dit :

    Et si tout ça vous semble bien sérieux, et que vous partagez ma passion pour la viennoiserie :
    Où est la meilleure galette de Paris (Est) ?

  2. Ping : Tweets that mention Les plus belles questions et réponses de Quora | Deux croissants -- Topsy.com

  3. mat dit :

    Merci pour ce point très complet (et fort enthousiaste)… j’irai rapidement y faire un tour 🙂

  4. docnews dit :

    Bonjour, Bertil,
    Au vu de votre profil Quora, on comprend que cet outil vous plaise : spécialiste de Facebook, vous y trouvez les interlocuteurs qui vous intéressent.

    Mais si l’on regarde le nombre de réponses que vos questions obtiennent, on s’interroge sur la pertinence du site. Avez-vous réellement obtenu satisfaction et sur quel critère vous basez-vous?

    Pour ma part, je considère – certes après un seul test – que, si les « experts du web » (votre expression) sont là, ce n’est pas le cas des experts « information-documentation » et l’offre Quora est ici d’une qualité bien moindre, en comparaison des services de Q/R développés par les professionnels du domaine. D’après vous, quels sont les freins à l’extension du nombre des experts dans différents domaines de connaissance sur Quora?

    Je viens de poser ces deux questions sur Quora, bien sûr!
    Kumar

    • Bertil dit :

      Je ne juge pas le site aux nombres de réponses à mes questions : je ne les pose souvent qu’après avoir exploré les références universitaires pendant une demi-journée. Je les pose davantage pour que les responsables du secteur garde en tête les implications, et discuter de comment à cadrer les incertitudes : la plupart de mes questions ont été reposées sous une autre forme — mais je ne fais pas toujours l’effort de renvoyer vers ces discussions-là. À vrai dire, je suis plus déçu par les réponses à certaines de mes questions (souvent à coté) que les silences suivis par une vingtaine de personnes : parmi eux, la plupart répondent souvent avec beaucoup de détails, après une période de réflexion ou en réaction à une première réponse intelligente.

      Comme la plupart des membres très actifs, ma contribution est plutôt de répondre : regardez les noms que nous ne connaissez pas parmi les membres les plus suivis, vous verrez plus de question à l’abandon que moi, mais surtout davantage de réponses — et rarement dans leur unique domaine de spécialité. Les questions inactives ont un faible coût d’attention pour le site : elles n’occasionnent pas d’alertes, et sont re-dirigées le cas échéant.

      Ma principale satisfaction est de voir des noms de spécialistes ou dirigeants approuver certaines réponses : elles valent alors réponse officielle. Un peu comme Michael Dossett, je vois l’allégement considérable et la dés-inter-médiation du travail de journaliste : identifier une problématique, choisir un angle, trouver une source intéressante, loquace et prête à défendre votre angle, certifier sa compétence, commenter, filtrer les avis critiques, etc. C’est pour ça que les controverses qui concernent la Silicon Valley sont mieux traitées sur Quora que sur un blog qui n’apporte souvent qu’un angle subjectif : c’est ce qui s’est vu avec AngelGate et ce qui est en cours sur le rôle dans Palantir dans l’affaire WikiLeaks/Anonymous.

      Le site reste, et revendique d’être, complémentaire des listes de diffusion et des outils de sélection par la foule, pointus (StackOverflow) ou sur l’actualités (Hacker News, reddit) et des blogs de ses membres, ou du journalisme d’investigation de TechCrunch et d’Engadget — mais il a réussi à percer et à apporter quelque chose de nouveau à cette richesse, preuve qu’il tient quelque chose. Ça ne s’est pas fait du jour au lendemain : il a fallu imaginer des règles sur les forums, la gestion de la célébrité relative par twitter, de l’identité par Facebook ; ces nouvelles conventions restent encore à être acceptées ou redéfinies par « les nouveaux ».

      Pour répondre à votre critique principale, Quora ne couvre pas tous les sujets, loin de là. Il a néanmoins réussi à capter l’attention de plusieurs fans pros-ams, quelques professionnels et d’une star de cinéma ; de même, les sections musiques, physique amusante, bandes dessinées et cuisine alternative sont plutôt riches, comparables aux meilleurs sites spécialisés. Ça n’est pas satisfaisant, mais ça ressemble à ce qu’on a vu sur les listes de diffusion, les forums, Wikipédia, les blogs, MySpace, twitter, et à ce titre, le projet est très prometteur.

      En particulier, le site n’est pas encore très populaire auprès des bibliothécaires ni très actif dans les domaines de l’info-com académique : Olivier Ertzscheid me l’a fait remarqué quand il est arrivé. La lenteur d’adoption est due en partie à la satisfaction qu’apportent les outils spécialisés existants.

      C’est à vous, de décider si vous voulez changer ça. Vous pouvez faire du lobbying lourd (bof, au vu de l’élitisme revendiqué du site) ; comme vous connaissez des spécialistes, visez-les questions par questions et suggérer à des proches de s’inscrire pour répondre : une question maladroite a souvent de très bonne réponse sur Quora, essentiellement parce que ce qui anime les experts, c’est de corriger les erreurs.

      Plus spécifiquement à votre discipline, ça risque d’être plus délicat : vous êtes les spécialistes et gardiens de règles pour structurer l’information, alors que ces jeunes turcs viennent à peine de les apprendre et ils les détournent déjà. Leur ontologie néophyte, agrandie à la demande se mélange avec un nuage de thématiques et un suivi par personnalités. À ce titre, Quora embrasse davantage son rôle mixte de média et d’archive. Un billet sur le sujet qui soulignerait l’originalité de l’outil compléterait avantageusement la série que vous avez commencé ; mieux : une question et une réponse permettrait de montrer aux membres actifs de découvrir les notions de base de l’info-com et de classer avec pertinences les questions qui s’y rapporterait.

  5. Johne728 dit :

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